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Le serviteur de la pleine lune.

Le serviteur de la pleine lune.
Cela faisait plusieurs heures que je marchais, le sentier sur le quel j'étais s'enfonçait de plus en plus profondément dans la forêt, la forêt de Faérial, forêt peuplée dit-on d'elfes, de dryades, de licornes, de centaures, de fées et de plein d'autres créatures plus étranges et belles les unes que les autres. Pourtant cette forêt m'avait parut bien sombre de l'extérieur comme de l'intérieur, surtout que le crépuscule était passé depuis plusieurs heures. L'air était frais mais lourd, les arbres bordant le sentier semblaient de plus en plus menaçant et j'avais de la peine à croire que de belles et gracieuses créatures pouvaient vivre en pareil lieu.
Soudain les arbres disparurent et le sentier s'effaça pour faire place à une clairière, une belle et large clairière en forme de rond délimité par un mur d'arbres. Elle était illuminée par la pleine lune, étrangement illuminée même, car je n'avais jamais vu une lune dégager une telle lumière, on aurait dit que je me trouvais dans une clairière éclairée par un doux soleil de fin de journée et non par la lune. De l'autre côté, je pouvais distinguer le sentier qui repartait à travers les arbres, à la droite de cette ouverture dans le mur d'arbres, se trouvait un rocher, un grand rocher à la surface plate et d'une blancheur lumineuse due à la lune qui se reflétait dessus. Je me décidai à traverser, le sol était régulier et l'herbe m'arrivait au niveau du genou.
Lorsque je fus au milieu du cercle, je m'aperçu que des yeux m'observait à travers ce mur d'arbres, qui en y regardant mieux avait plusieurs ouvertures assez basses et étroites, de ces ouvertures je vis sortir des loups, des loups en grand nombre, ils se disposèrent devant les arbres et s'assirent. J'étais encerclé, je les observa, regarda le sentier d'où je venais et vit que deux loups le barrait, je me tourna vers l'autre sortie et là aussi deux loups étaient assis en travers, mais c'est à ce moment que je vis que sur le rocher, un beau loup blanc était venu s'asseoir. Ils m'observaient tous, mais ce loup blanc, qui semblait être leur chef, me regardais différemment, là où les autres loups ne faisait que me surveiller et faisaient attention à mes mouvements, j'aurais dit que ce loup blanc essayait de voir ce que je pensais, ce que j'allais faire, et pourquoi j'étais là. Voyant qu'aucun n'avait l'air de vouloir m'attaquer, j'en profita pour les observer, la plupart avaient des tailles normales et des pelages assez banaux, mais ce loup blanc était fort différent de ses congénère, il n'y avait pas que le regard, il y avait aussi sa taille qui était plus imposante et sa fourrure, elle était magnifique, au début j'aurais dit qu'elle était blanche, mais en y regardant mieux j'aperçu des reflets argentés, la lumière même de la lune s'y reflétait d'une plus grande intensité qu'aux autres endroits de la clairière, on aurait cru que c'était les poils même qui émettaient de la lumière. Ne me sentant pas menacé j'essaya de continuer mon chemin, mais à peine avais-je fais un pas qu'ils se mirent sur leur quatre pattes, ils étaient près à m'attaquer. Je m'arrêta et attendis un moment, ils se rassirent et se calmèrent. Je reportai mon attention sur la créature blanche. J'observai mieux son regard, ses yeux étaient dorés, je ne puis dire si c'était leurs couleur naturelle ou si c'était la lune qui se reflétait dedans. Il y avait une profonde sagesse dedans et ils avait un air interrogateur, comme si ils cherchaient à comprendre ma présence en ce lieu, comme ci ils voulaient savoir ce que j'allais faire, ils me mirent presque mal à l'aise si mal à l'aise que je lui parla, à lui, au loup blanc. « Je ne vous veux pas de mal je veux juste passer et ne point m'attirer d'ennuis », voilà ce que je lui, me voilà entrain de parler à un loup. Pour toute réponse, il émit un long cri et tous les autres le suivirent. Le bruit de tous ces cris était puissant et pourtant cela ne me parus pas désagréable, cela me sembla même être un chant, enfin plutôt une douce mélodie. Lorsqu'elle se termina les deux loups qui barraient le sentier que je voulais emprunter, se levèrent et libérèrent le chemin.
Je me décida à réessayer de marcher et lorsque je fis un pas il ne bougèrent pas, j'accéléra et repris ma route, mais en passant devant le rocher, je m'arrêta et inclina respectueusement la tête devant le loup et lui dit « Merci », il me regarda, puis détourna la tête et observa la lune. Je passais devant les deux gardiens de la porte et m'enfonça de nouveau dans les ténèbres des bois. Cette nuit là je ne m'arrêta pas pour dormir, mais dès fois je cru apercevoir entre les arbres une ombre blanche. Etait-ce le loup qui me suivait ou bien mon imagination qui me jouait des tours ? Cela je ne puis le dire, mais je me rappelle encore ce loup blanc et dès fois en voyant la pleine lune je repense à lui, lui le loup le plus sage que je vis en cette terre.
# Posté le samedi 26 février 2005 13:41

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